Vous êtes ici : Accueil / Info-conseils / Ski/Raquette / Sécurité en avalanche / Matériel
La meilleure façon de survivre à une avalanche est de l'éviter. Tous les skieurs, les planchistes et les raquetteurs de haute montagne se doivent de suivre une formation en sensibilisation aux avalanches et de se renseigner sur les conditions du terrain ciblé avant de s'y aventurer.
De plus, ils ne doivent jamais partir en montagne sans le matériel de sécurité suivant et sans les connaissances nécessaires pour s'en servir.
Les ARVA servent à localiser le plus rapidement possible une victime d'avalanche. Bien que le fonctionnement des ARVA modernes soit assez facile à comprendre, leur utilisation adéquate nécessite un entraînement régulier afin d'acquérir et de conserver les habiletés requises.
Les ARVA peuvent émettre et capter un signal sur une même fréquence radio de 457 kHz (les anciens radios-transmetteurs de 2,275 kHz sont désuets et devraient être remplacés). Les ARVA vendus aujourd'hui traitent l'information reçue différemment de leur prédécesseurs.
Il n'y a pas un modèle d'ARVA qui soit meilleur que l'autre. Au moment d'en acheter un, essayez différents modèles et optez pour celui dont l'utilisation vous semble la plus simple et la plus intuitive. Ce dernier détail est plus important que le type d'ARVA que vous choisirez.
Les outils technologiques qui rendent les émetteurs-récepteurs si précis pour le repérage peuvent aussi créer des problèmes de compatibilité avec les émetteurs plus anciens. Les nouveaux modèles d'émetteurs sont conçus pour capter seulement les signaux d'une bande passante restreinte, à l'intérieur d'une fréquence de 457 kHz. Cette syntonisation hautement précise filtre les bruits parasites pour offrir une plus grande précision dans la dernière étape des recherches. Par contre, les signaux de certains modèles anciens peuvent dévier avec le temps. Ainsi, ces émetteurs peuvent transmettre des signaux en dehors de la portée d'émission des nouveaux modèles réglés avec précision. (Certains fabricants ont mis au point des ARVA un peu moins performants mais pouvant capter les signaux légèrement hors fréquence. Il est cependant important de noter que cette accessibilité diminue l'étendue de la portée d'émission initiale.)
Pour éviter les problèmes de compatibilité :
Le seul moyen de percer la couche dense et compacte de neige laissée par une avalanche est de se servir d'une tige en aluminium à plusieurs sections appelée « sonde d'avalanche ». Les sondes peuvent s'allonger pour atteindre de 2 à 3 m et elles sont maintenues sous tension à l'aide d'un câble. Lorsqu'un chercheur a localisé une personne ensevelie grâce à un ARVA, les autres membres de l'équipe doivent sonder la neige pour trouver l'emplacement exact de la victime (il est impossible de détecter une personne enfouie sous une couche de neige très profonde avec seulement un ARVA). La sonde doit demeurer en contact avec la victime jusqu'à ce que celle-ci ait été en partie déterrée.
Les sondes peuvent aussi servir à évaluer la profondeur du manteau neigeux et à tester la stabilité des ponts de neige et des corniches. La plupart des amateurs de haute montagne l'incluent dans leur équipement et la préfèrent aux bâtons de ski tranformables en sondes.
Le repérage d'une victime est seulement la première étape de l'opération de sauvetage ; creuser pour dégager et extraire la victime de la meige est tout aussi crucial. À la suite d'une avalanche, il suffit de quelques secondes pour qu'une neige légère durcisse au point que vous ne puissiez même plus y enfouir votre main. Il existe de nombreux modèles de pelles pour les avalanches. Les plus récents sont munis d'un manche télescopique s'allongeant pour faciliter le pelletage de la neige et pouvant même contenir une petite scie ou une sonde. Les lames en métal permettent de couper les débris mieux que celles fabriquées de Lexan ou de polycarbonate. Aussi, plus elles sont larges, plus elles peuvent prendre de neige dans une pelletée. Rappelez-vous que chaque membre du groupe doit transporter une pelle. Il est aussi important de s'être exercé préalablement à creuser par groupe de deux ou trois pour maximiser l'efficacité du travail de sauvetage en équipe.
Pour en savoir davantage, lisez notre article sur la Sécurité hivernale en milieu sauvage.