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L’ADN de l’amateur de plein air québécois

Selon la firme d’études de marché Insights West, un quart des Québécois actifs en plein air sont membres MEC. De 2003 à 2018, le nombre de membres de MEC au Québec est passé de 95 000 à 850 000. Ça en fait des gens actifs dans la belle province !

Mais qu’est-ce qui distingue l’amateur de plein air québécois au juste par rapport à celui du Rest of Canada (ROC) ? MEC, coop britanno-colombienne, a dû décortiquer cette question pour adapter son offre. Voici donc un portrait de l’homo quebecus pleinairus mecus vu sous l’angle de quelques-uns de ses traits distinctifs, tels que tirés de l’ouvrage Le Code Québec paru en 2016.

Heureux

Ce n’est pas un secret, le Québécois respire la joie de vivre. Dans cette perspective, le plein air pour lui s’inscrit plus dans une optique de loisir que de performance, ce qui expliquerait pourquoi le camping (67 %) et la randonnée (55 %) sont les activités les plus populaires (juste avant le ski alpin et la planche à neige à 43 %)* auprès des membres québécois. Ce sont en effet des activités plus contemplatives que compétitives. Et cette fibre hédoniste, il la pousse notamment jusqu’à transporter son petit confort dans les bois comme le confirme la popularité croissante du glamping. La bonne bouffe, le bon vin, le bon café, des tentes et des sacs de couchage douillets… Le Québécois ne saurait délaisser son côté bon vivant quand il s’en va dans le bois.

Consensuel

 

« Pas de chicane dans ma cabane », entend-on souvent dire. Le Québécois adepte de plein air recherche un peu ça à travers la nature : une vie simple et tranquille ! Dans le bois, au chalet ou à la montagne, c’est la trêve, le temps s’arrête. On doit laisser de côté ses querelles et accorder ses violons.

Et s’il y a autant d’amateurs de plein air québécois membres de MEC, c’est peut-être l’aspect coop – modèle où doit primer le consensus – qui les attirent. On retrouve d’ailleurs de nombreuses autres entreprises importantes qui ont adopté cette façon de faire au Québec.

Villageois

 

Notre mentalité de villageois a créé une société tricotée serrée. On retrouve peut-être ici l’influence amérindienne, ce qui expliquerait notre passion pour le camping : une activité de groupe (comme un petit village) propice à l’entraide, à la solidarité et au partage. Anecdote intéressante à ce sujet : lors de l’ouverture du magasin de Québec, trois employés du MEC Marché central sont partis de Montréal en kayak sur le fleuve Saint-Laurent en ayant pour mission d’apporter la clé symbolique pour l’ouverture du nouveau magasin. Un bel exemple de solidarité !

Créatif

 

Serait-ce notre passé de coureurs des bois qui nous a rendus aussi créatifs et patenteux ? Voilà un autre de nos traits qui illustre la popularité du camping. Comme Ovila Pronovost dans les Filles de Caleb, gosser des affaires dans du bois, on a ça dans le sang !

Fier

 

Oui, le Québécois est plutôt vaniteux. Pour lui, l’apparence est importante, et ce trait ne disparaît pas pour autant quand il se ramasse entouré d’arbres. Et aujourd’hui, qui dit apparence dit aussi marques. MEC a donc su s’adapter aux Québécois en leur offrant un assortiment de produits variés correspondant à leurs goûts, notamment beaucoup de noir (on aime beaucoup le noir au Québec, semble-t-il, parce que c’est indémodable). Le Québécois est aussi très fier de ses propres marques (comme Ciele Athletics, Louis Garneau, Sorel, Indygena), qu’il aime retrouver sur les étagères de son magasin préféré.

Détaché ? Vraiment ?

 

Par l’intermédiaire de l’organisme 1 % pour la planète (dont MEC est membre depuis 2007), 1 % des achats des Québécois contribue à des causes environnementales ou à la valorisation du plein air. Concrètement, c’est plus de 4 M$ investis dans plus de 1 000 projets auxquels les membres de MEC ont contribué aux quatre coins du Québec (voir l’illustration ci-dessous). On dit que le Québécois est plutôt détaché par rapport à bien des préoccupations (ce qui se refléterait notamment dans les sommes qu’il remet en dons). Par contre, le choix que les membres québécois de MEC font en venant magasiner chez nous a un impact réel dans la communauté.

On a beau dire ce qu’on voudra, le Québécois par rapport au ROC est distinctif partout. Et il ne fait pas exception dans le domaine du plein air, d’autant plus qu’il est sûrement le seul au pays à savoir apprécier autant une bonne poutine après une rando, une virée de vélo ou un week-end en camping. Et pour vous, comment s’illustre le Québécois adepte de plein air par rapport aux autres ? Dites-le-nous sur notre Page Facebook.

Dans le cadre de notre 15e anniversaire, n’oubliez pas non plus d’aller participer à notre concours 15 ans d’aventures pour courir la chance de gagner une escapade plein air et une carte-cadeau MEC de 1 500 $.

Jean-Sébastien Leroux

Cycliste urbain, randonneur et adepte de canot-camping, Jean-Sébastien a besoin de mouvement comme il a besoin d’oxygène. Ses prochains défis ? Le vélo de montagne, été comme hiver.