Group of cyclists riding on the road

Le vélo-boulot à l’automne : les erreurs à éviter

Fait amusant : j’ai redécouvert le plaisir de faire du vélo-boulot. En effet, j’ai toujours détesté faire du vélo-boulot sur l’une de mes montures, spécialement par mauvais temps. Pourquoi ? J’arrivais au travail comme si je venais de sortir directement du sauna. En effet, mes vêtements étaient complètement détrempés et j’étais en train de ruiner la mécanique de mon vélo. Je dois avouer qu’une partie de mes problèmes était sans doute attribuable à une certaine lâcheté, mais en général, je n’étais tout simplement pas équipé pour rouler par mauvais temps.

J’ai parcouru beaucoup de chemin depuis ce temps. Voici donc certains des problèmes que j’ai affrontés et les solutions pour y remédier.

Première erreur : ne pas porter les bons vêtements

Il va sans dire que votre dos sera mouillé si vous portez un sac à dos tout le long de votre trajet ou si vous pédalez avec une certaine intensité quand la température n’est pas des plus fraîches.

Solutions :
Close-up of a bike pannier and rider with a Thule messenger bag

Deuxième erreur : avoir le mauvais sac

D’accord, vous avez trimballé votre sac à dos depuis les 12 dernières années, mais est-il encore étanche ? Va-t-il rester bien en place sur votre dos ? Et surtout, va-t-il protéger vos articles ?

Solutions :
  • Trouvez un sac de vélo spécialement conçu pour le vélo-boulot.
  • Les sacs de messager maintiennent la charge bien en place contre votre dos.
  • Conseil : certaines personnes (y compris moi-même) estiment qu’une bandoulière risque de causer une tension sur un côté de l’épaule et du cou. Dans ce cas, optez pour un sac avec deux bretelles rembourrées et ajustables et une sangle de poitrine (ou un porte-bagage et des sacoches).

Troisième erreur : ne pas porter les bonnes chaussures

C’est le matin et le soleil est radieux. Vous pédalez jusqu’au travail. Malheureusement, la météo change plus tard durant la journée. Sur le chemin du retour, la pluie tombe et vos chaussures sont détrempées.

Solutions :
  • Des chaussures spécialement conçues pour le vélo-boulot ou des bottes imperméables comme les Blundstone si vous voulez pédaler avec un certain style.
  • Si vos chaussures se font mouiller par la pluie durant le trajet, remplissez-les avec du papier journal quand vous arrivez à la maison pour absorber le plus possible l’humidité.

Quatrième problème : ne pas installer de garde-boue sur son vélo

Vous avez sans doute déjà aperçu une ligne de boue dans le dos d’un collègue ou d’un cycliste qui va des fesses jusqu’au haut du dos. Il est toutefois possible d’éviter cette malheureuse situation.

Solutions :
  • Installez des garde-boue à l’avant et à l’arrière pour vous protéger des projections d’eau et éviter d’asperger les cyclistes derrière vous (un peu de courtoisie ne fait jamais de tort, n’est-ce pas ?). De plus, le garde-boue avant réduira les projections d’eau sur vos chaussures.
  • S’il vous est impossible d’installer des garde-boue standards, optez pour de plus petits modèles qui s’installent sans outil.

Cinquième problème : ruiner la mécanique de votre vélo

Des sorties sous la pluie peuvent endommager la mécanique (système d’entraînement, chaîne, pignons, jantes et jeux de roulement) de votre monture. Par mauvais temps, la saleté et la poussière sont inévitables, mais vous pouvez minimiser les impacts.

Solutions :
  • Rincez souvent votre vélo. Il suffit de l’arroser avec un boyau pour déloger la saleté. Ensuite, lubrifiez votre chaîne, puis enlevez le reste de l’eau au moyen d’un chiffon sec.
  • Des garde-boue (encore) aident à protéger votre vélo des projections excessives d’eau.
  • Si vous roulez souvent, vous devriez peut-être aller faire une mise au point à la mi-saison pour éviter d’éventuels pépins mécaniques et prolonger la durée de vie de votre vélo.

Sixième erreur : ne pas rouler avec les bons pneus

Une fois l’été terminée, si vous roulez encore, vous allez rapidement constater que les routes seront jonchées de débris : roches, sel, pièces de vélo brisées, agrafes, clous, vis, bris de verre… bref, tout les objets tranchants que vous pouvez imaginer.

Solutions :
  • Investissez dans des pneus plus larges si le cadre de votre vélo vous permet d’en installer, car ils vous procureront une meilleure adhérence.
  • Le modèle de pneu le plus approprié dépend de la marque de votre vélo. Adressez-vous à un technicien de vélo de MEC pour en savoir plus.

Septième erreur : ne pas être prêt pour la pluie

Si jamais la pluie devait se mettre à tomber durant vos déplacements à vélo, il vous est possible de rester au sec tout en ayant fière allure.

Solutions :
Cyclist biking at sunset

Huitième erreur : oublier que la noirceur s’installe plus tôt

Il arrive que vous deviez travailler plus tard ou que votre cours dure plus longtemps que prévu.  À l’automne, les journées sont plus courtes. N’oubliez donc pas de vous préparer en conséquence.

Solution :
  • Installez des lumières de vélo. Les lumières de votre vélo ont deux utilités : elles éclairent la route à la nuit tombée et permettent aux automobilistes et aux piétons de bien vous voir. Il est important de choisir votre système d’éclairage en fonction de l’environnement où vous roulez. N’oubliez pas de toujours garder des lumières de rechange dans votre sac.
  • La plupart des lumières de vélo sont rechargeables et peuvent être étonnamment brillantes. En prime, elles s’installent et s’enlèvent plutôt facilement au moment de verrouiller votre vélo.
  • De nombreux manteaux et sacs sont dotés d’éléments réfléchissants pour signaler votre présence. Une solution facile pour optimiser votre visibilité est de vous procurer une bande illuminée à DEL.

Neuvième erreur : oublier ses gants

À l’automne, il y a toujours certaines personnes qui enfourchent leur vélo en oubliant leurs gants. Ne faites pas cette erreur et enfilez un modèle offrant une protection contre l’eau et le vent.

Solution :

Conseils supplémentaires

On pourrait parler longtemps de la sécurité à vélo. Voici donc quelques conseils pour mieux circuler sur deux roues :

Aux intersections, toujours établir un contact visuel avec les conducteurs

C’est la meilleure façon de signaler votre présence. En cas de doute, laissez le véhicule passer. N’oubliez pas non plus de porter attention aux clignotants des véhicules aux intersections.

Bien négocier vos virages sur les surfaces mouillées ou glacées

À l’approche d’un virage, n’oubliez pas de ralentir votre vitesse et évitez de changer brusquement de direction, car la surface risque d’être glissante.

Freiner plus tôt

Lorsque vos jantes sont exposées à la poussière, à la saleté et à la pluie, vos freins performent moins bien que d’habitude. Sous la pluie, ou si le pavé est mouillé, n’appliquez pas les freins trop fortement et freinez plus tôt. Par ailleurs, les freins à disques procurent une puissance de freinage beaucoup plus grande que les freins sur jante. De plus, la pluie ne réduit pas leur efficacité.

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Jonathan Johnson

Writer, resident coffee addict and spandex expert. Tirelessly seeking the perfect writing/riding playlist.