Bruce Kirkby walks along a ridgeline, looking down at his feet and the steep drop to the cliffs below.

Comment planifier une expédition

Avez-vous déjà souhaité participer à une expédition, grimper un sommet reculé, pagayer sur une rivière jamais explorée ou traverser le pays à vélo ?

MEC aide des Canadiens à repousser leurs limites en grande nature depuis plus de vingt ans grâce à son programme Soutien aux expéditions. Que vous ayez une longue liste de voyages en tête ou que vous commenciez à peine à explorer vos possibilités, vous pourriez planifier le périple de vos rêves. Pour vous aider à partir du bon pied, nous avons demandé à huit explorateurs chevronnés de partager leurs meilleurs trucs et conseils.

Two men push a canoe through a rushing river.

Frank Wolf et Peirson Ross naviguent sur les eaux de la région sauvage du Nunavik, au Québec.

Comment avez-vous entendu parler d’expéditions pour la première fois ?

Frank Wolf, cinéaste, écrivain et aventurier, qui a pagayé dans le passage du Nord-Ouest avec trois camarades : J’ai toujours su que des gens se lançaient dans des aventures longues et difficiles pour découvrir et explorer une région. Même si la population mondiale est dans l’ensemble regroupée en collectivités, il existe encore en nous une part de nomadisme que les expéditions peuvent satisfaire.

Taylor Maavara, boursière canadienne en recherches postdoctorales au Berkley National Lab, en Californie, dont les deux dernières expéditions étaient dans l’Himalaya indien : Quand j’étais jeune, je faisais du camping le week-end avec mon père, alors ça a été une progression naturelle de faire de plus longs voyages.

Travis Foster, grimpeur sans attache et sans prétention qui vit dans sa caravane stationnée devant le gym d’escalade à Cranbrook (C.-B.) : Les livres de Chris Bonington ! À une époque où les commanditaires n’existaient pas vraiment, les grimpeurs devaient écrire au sujet de leurs expéditions pour financer leur prochain voyage.

Cute puppy looking over a viewpoint

Ben Haggar se fait un nouvel ami durant son expédition au Groenland.

Comment définiriez-vous une expédition ? En quoi une expédition se différencie-t-elle des autres types de voyage ?

Martina Halik, guide reconnue par l’ACMG et établie à Fernie (C.-B.), a fait une traversée de la chaîne Côtière en ski pendant cinq mois avec sa mère : Une expédition est une aventure que l’on choisit, et elle est différente d’une personne à l’autre. Lorsque j’ai planifié mon voyage dans la chaîne Côtière, je ne l’ai même pas imaginé comme une expédition, mais plutôt comme un parcours ou une série de traversées.

Frank : Pour moi, une expédition est un voyage unique et difficile dans un lieu reculé et sauvage où l’on est en autonomie complète. Vous connaissez votre point de départ et votre point d’arrivée, mais tout ce qu’il y a entre les deux est inconnu. L’aventure réside dans le fait que vous devez vous déplacer dans un environnement étranger et affronter sans relâche un terrain parsemé d’obstacles qui se dressent devant vous les uns après les autres.

A woman holds a food box aloft while standing in the middle of a snowfield, surrounded by mountains.

Tania Halik tient un colis de ravitaillement au cours d’une traversée de cinq mois en ski dans la chaîne Côtière de la Colombie-Britannique.

Quelle a été votre première expédition ?

Taylor : Je suis allée à Pemberton (C.-B.) pour participer à un cours dans le cadre du programme Outward Bound Canada lorsque j’étais adolescente. Nous avons atteint 11 sommets au cours de ce voyage.

Reuben Krabbe, photographe d’aventure professionnel, skieur, adepte de vélo de montagne et ambassadeur MEC établi à Squamish (C.-B.) : Quand j’avais 23 ans, j’ai fait un voyage de camping d’hiver au mont Tombstone, au Yukon, et à 25 ans, je suis allé à Svalbard, en Norvège, dans l’Arctique. Les deux voyages étaient axés sur le ski, et j’essayais de prendre de belles photos en cours de route.

Ben Haggar, photographe à la pige et rédacteur établi à Squamish (C.-B.), qui a réalisé des expéditions dans plus de 50 pays sur les sept continents : J’ai fait ma première vraie expédition à l’été 2007 avec mon ami Micha Forestall au cours de laquelle nous avons traversé les chaînons Valhalla, situés dans le centre de la Colombie-Britannique. J’avais 25 ans à l’époque et je grimpais beaucoup. Malgré cela, l’ampleur de ce voyage nous a vraiment surpris.

Frank : En 1995, quand j’avais 24 ans, mon partenaire de canot et moi sommes devenus les premières personnes à traverser le Canada en canot en une seule saison. Le voyage de 8000 kilomètres d’une durée de 171 jours — de Saint John, au Nouveau-Brunswick, à Vancouver, en Colombie-Britannique — m’a rendu accro aux expéditions, et je n’ai jamais arrêté depuis.

A man leans out of an orange tent perched on a snowy mountain, with a view spread behind him.

Reuben Krabbe dans sa tente Nunatak de MEC près de Valemount (C.-B.)

Comment l’idée d’une expédition vous vient-elle à l’esprit ?

Reuben : Trouvez la chose ou l’endroit trop cool, trop beau, et partez à sa conquête. Cela vous mettra dans l’état d’esprit qui permettra à tout le reste d’évoluer de façon naturelle par la suite.

Ben : Trouvez un sport et une région qui vous passionnent, puis imaginez quelque chose qui vous semble juste au-delà de ce que vous croyez possible.

Martina : C’est un article que j’ai lu dans le magazine Coast Mountain Culture qui a inspiré mon voyage. Je terminais mon parcours à l’ACMG pour devenir guide et je voulais avoir quelques voyages de plus à mon actif.

Frank : En général, je cherche les endroits vides sur une carte, puis je trouve un moyen de les traverser sans véhicule motorisé.

A man and his mountain bike sit outside a small red house in a remote area.

Ben Haggar prend une pause pendant une expédition solo à vélo au Groenland.

Two women curtsey while wearing shiny, flamboyant tutus in the middle of an alpine snowfield.

Martina et Tania Halik présentent les nouvelles tendances dans le monde du ski.

Comment trouvez-vous la motivation d’entreprendre ces défis ?

Bruce Kirkby, ambassadeur MEC qui a voyagé dans plus de 80 pays et qui compte plus de 2000 jours d’expéditions à son actif, y compris des longs périples dans des milieux sauvages avec sa jeune famille : C’est comme si vous me demandiez si j’ai besoin de motivation pour respirer. Trouver le temps est en général le plus grand défi dans notre monde moderne occupé, mais c’est une question de priorité. De quoi vous souviendrez-vous plus tard : de votre expé en Patagonie ou de votre salle de bain bien propre ?

Martina : Je pense qu’il faut se rattacher à notre enthousiasme et ne pas laisser la peur et les pensées négatives devenir des obstacles.

A woman and a boy leap out of their canoe into the water as another boy watches from a second canoe.

Les membres de la famille de Bruce Kirkby ont déposé leurs pagaies pour nager dans la rivière Churchill.

Quelle est l’erreur la plus désastreuse ou la plus comique que vous avez faite au cours d’une expédition ?

Ben : Je suis un grand amateur de nourriture exotique vendue dans les rues, et j’ai l’estomac assez solide. Mais quand une expérience de cuisine de rue tourne mal, vous pouvez en avoir pour quelques jours à vous en remettre. J’ai une quantité dramatique d’anecdotes qui impliquent du caca dans mon pantalon. [Note du rédacteur : Toujours avoir des sous-vêtements de rechange sous la main.]

Frank : Nous avons été emportés dans le canyon de la rivière Babine lors d’une inondation au printemps, nous avons perdu tout notre matériel, et nous nous sommes presque noyés. C’était il y a de cela plusieurs années, et cette expérience m’a appris à respecter la force de la nature et à en tirer des connaissances profondes.

Two men guide a canoe through shallow water.

Frank Wolf et Peirson Ross avancent dans les eaux peu profondes au Nunavik, Québec.

Comment gérez-vous le stress au cours d’une longue expédition ?

Reuben : J’aurais aimé que quelqu’un me pose la question avant ces voyages, parce qu’honnêtement, je n’ai pas bien géré le stress. J’ai aussi souffert d’un étrange complexe du héros, où je pensais que le stress n’affectait que les gens de peu de volonté, mais il s’agit évidemment d’une condition qui touche tout le monde à différents degrés.

Essayez d’apprendre à bien reconnaître le stress. Il peut être sournois, et vous vous sentirez stressé dès que vous essayez de penser ou de prendre des décisions. Si vous arrivez à le reconnaître, vous pourrez mieux le gérer.

Photographer Reuben Krabbe takes a selfie, surrounded by huge snowy mountains

Autoportrait de Reuben Krabbe avec Black Tusk dans le parc provincial Garibaldi

A man rides a bike along a grassy ridge at sunset, with mountains in the background.

Photo de Ben Haggar au Groenland

Quelles qualités recherchez-vous d’un partenaire d’expédition ?

Martina : Il est important de voyager avec quelqu’un qui n’est pas susceptible. Quand j’étais de mauvaise humeur ou plus incisive, ma mère savait que j’étais juste fatiguée et que ce n’était pas une attaque personnelle.

Reuben : Une personne stable, qui n’a pas peur d’être en désaccord, qui dit ouvertement ce qu’elle pense et qui peut gérer des situations émotives. Je cherche aussi des gens habiles de leurs mains et qui entretiennent bien leur matériel pour éviter les problèmes personnels qui deviennent des problèmes de groupe.

Travis : Une personne qui peut écouter de la musique à tue-tête pendant l’ascension d’une grande voie.

Ben : Je recherche des personnes qui me ressemblent sur le plan des objectifs, des ambitions, de l’éthique et de la tolérance au risque. C’est bien d’être en harmonie en ce qui concerne ces éléments majeurs, mais c’est aussi une bonne chose d’avoir différentes personnalités dans un groupe.

Il est primordial de comprendre vos attentes envers vos partenaires et qu’en retour, vous sachiez aussi ce qu’ils attendent de vous. Il vaut mieux avoir des discussions inconfortables et que tout le monde soit sur la même longueur d’onde que de laisser le ressentiment gâcher des relations significatives. L’aspect de plus difficile de mon expédition au Groenland était la solitude et l’absence de partenaire pour m’aider dans les périodes plus sombres, comme lorsque la nourriture manquait et quand j’étais physiquement et mentalement épuisé.

A man holds a steaming mug and looks out a window.

Autoportrait de Ben Haggar

Two climbers wearing backpacks and standing on shale with mountains in the background.

Taylor Maavara et son partenaire d’expédition, Karn Kowshik, dans l’Himalaya indien

Comment avez-vous appris à planifier une expédition ?

Reuben : Le mentorat est l’aspect le plus important. Je n’ai pas eu de mentor officiel, mais certains amis avaient des connaissances beaucoup plus approfondies de certains secteurs sur lesquels je voulais en apprendre davantage. Par exemple, mon ami Tobin Seagel a pris le temps de me transmettre des connaissances au cours d’un voyage que nous avons fait ensemble.

Taylor : À l’âge de 12 ans, j’ai participé avec mon père à un atelier MEC qui portait sur la préparation d’une excursion en canot. Après mon secondaire, j’ai suivi un cours d’éducation en plein air de NOLS pour apprendre le leadership dans l’arrière-pays.

Ben : Si vous n’avez jamais planifié une expédition et que vous ne savez pas par où commencer, lisez l’excellent livre d’Alistair Humphreys intitulé Grand Adventures (en anglais), qui est en quelque sorte un guide pratique.

A woman pores over maps in a cozy living room.

Martina Halik planifie son parcours dans la chaîne Côtière de la Colombie-Britannique.

Quels outils utilisez-vous pour planifier une expédition ?

Frank : J’utilise Google Maps pour la planification initiale, puis je peaufine au moyen de cartes topographiques accessibles en ligne gratuitement.

Ben : J’ai créé une feuille de calcul de base qui dresse la liste tous les coûts projetés et les détails, du coût du taxi pour me rendre à l’aéroport de Nuuk [Groenland] jusqu’au nombre minimum et maximum de kilomètres de terrain inconnu que je serai capable de parcourir chaque jour.

Bruce : Des cartes, Google, des livres et souvent les guides Lonely Planet pour une mise en contexte générale. Si la région ne figure pas dans le Lonely Planet, alors je sais qu’il vaut la peine de faire une recherche plus approfondie.

Taylor : Je passe des heures à consulter des images satellites de la NASA et Google Earth. On peut afficher des images historiques pour retourner dans le temps et voir à quel point les glaciers ont changé; nous utilisons cet outil pour planifier nos parcours provisoires.

160 days' worth of dehydrated food packed into jars and zip-closure bags.

De la nourriture pour les 160 jours que durera la traversée en ski de 2300 km.

A pot holding soup, which is dotted with mosquitos floating on top.

Parfois, les insectes mangent votre repas avant vous... Photo de Frank Wolf

Comment gérer la préparation des repas pour ce genre de voyage ?

Drew Leiterman, un charpentier compagnon qui vit, travaille et grimpe dans la région du Kootenay (C.-B.) : Nous avons beaucoup calculé le nombre de calories des aliments pour obtenir le meilleur ratio poids-calories.

Taylor : Certaines personnes diront que vous devriez préparer vous-même tous vos repas, mais à haute altitude, je ne m’en fais pas avec ça. Mes repas déshydratés préférés sont le macaroni au fromage et le pad thaï.

Frank : Mes repas sont légers et simples. Je mange habituellement du gruau pour déjeuner, des tortillas au beurre d’arachide et au miel pour dîner et un repas lyophilisé pour souper, et pour la collection, j’apporte des barres énergétiques, des bâtons de pepperoni et des barres GORP.

A climber far above the viewpoint shakes the orange ropes so they wave away from the rock face, silhouetted against a blue sky dotted with clouds.

Drew Leiterman regarde très haut vers Travis Foster pendant qu’ils descendent en rappel dans la vallée de la rivière Daniels.

Quel est LE conseil que vous donneriez à quelqu’un qui planifie sa première expédition ?

Taylor : Commencez par un petit projet pour déterminer différents paramètres, tels que le poids maximal que vous pouvez porter et la quantité de nourriture dont vous aurez besoin, et vous finirez par gagner en confiance. Vous avez avantage à partir avec quelqu’un qui sait ce qu’il fait, alors peut-être qu’un cours ou un atelier pourrait vous être utile.

Frank : Ne laissez pas la distance ou le temps vous décourager. Prenez votre expédition au jour le jour.

Reuben : Il est important d’avoir à la fois un bon plan et la capacité de le changer au fur et à mesure que le voyage évolue. Vous devez avoir un plan d’urgence en cas de blessure, de mauvais temps et de bris de matériel.

A bike lies next to a tent in a mountain meadow.

Ben Haggar campe au-dessus du cercle arctique au Groenland lors d’une expédition solo.

A person wearing a backpack and mountaineering gear hops over a crevasse on a glacier.

Taylor Maavara dans l'Himalaya

Quels conseils pouvez-vous donner au sujet de la recherche de financement ou de commanditaires ?

Taylor : Le programme de soutien aux expéditions de MEC m’a aidée à réaliser deux expéditions.

Frank : Vous devez avoir quelque chose à offrir. Il ne suffit pas de faire un voyage cool – vous devez redonner à vos commanditaires par l’entremise des médias sociaux, d’articles et d’images, de commentaires en ligne au sujet du matériel et de la participation à des films et des conférences.

Reuben : Vous pouvez demander du financement à n’importe qui; la partie difficile est de trouver le bon contact et de vous rendre utile à ses yeux. Rappelez-vous que la plupart des commanditaires et des subventionneurs veulent savoir quelle valeur ils peuvent tirer de votre expédition, et non simplement à quel point votre voyage sera cool ou difficile.

A hand holding a spoon pokes at a fish grilling over an open fire.

Frank Wolf fait griller la prise du jour au Nunavik.

Comment planifier une expédition mémorable avec des enfants d’âge scolaire ?

Martina : Les excursions en canot sont une des choses les plus faciles à faire avec de jeunes enfants (sur des eaux calmes).

Bruce : Apportez trois ensembles de vêtements, en plus d’un toutou préféré, d’une couverture ou d’une bouteille d’eau… Tout ce qui peut rappeler la maison à votre enfant, même lorsque vous êtes à l’autre bout du monde. Trouvez un moment pour relaxer chaque jour. Les enfants ont besoin de beaucoup de temps pour explorer les plages, jouer avec les aiguilles de pin et observer les fourmis faire leur chemin dans les brins d’herbe.

Informez vos enfants du plan pour le lendemain, et offrez-leur même des options. Si vous les chargez de l’itinéraire, ils risquent de se plaindre nettement moins. Un podomètre constitue une excellente façon de les encourager à marcher.

Two boys and their mother hike up a rocky trail carrying their canoe paddles and camping gear.

Bruce Kirkby a fait des excursions en canot une affaire de famille.

Quel est votre matériel essentiel ?

Taylor : J’ai besoin de bon matériel pour dormir. J’apporte un sac de couchage extrachaud et un matelas de sol NeoAir de Therm-a-Rest qui se range de façon très compacte dans un sac.

Drew : Mon matériel essentiel : des chaussons, un harnais et une corde.

Reuben : Le dispositif InReach Explorer est un appareil de communication satellite à deux sens qui vous permet de consulter les prévisions météo et d’envoyer et recevoir des messages textes pour les situations d’urgence, ou si vous vous sentez seul. J’ai déjà eu une balise satellite simple et j’ai failli appeler accidentellement la Marine, alors je recommande les communications dans les deux sens. Aussi, procurez-vous une bonne trousse de réparation. Votre préparation sera utile seulement si vous pouvez réparer le matériel qui se brise en cours de route.

Frank : Mon réchaud WhisperLite International de MSR, mon matelas de sol NeoAir Xtherm de Therm-a-Rest et mon GPS de Garmin me suivent dans presque toutes mes expéditions.

Travis : Le manteau Houdini de Patagonia, un haut-parleur Bluetooth pour grimper des grandes voies et une tonne de barres de chocolat Toblerone et de chocolat chaud.

A person's feet and backpack on the edge of a rock wall, looking down at the green valley below.

Drew Leiterman regarde au loin dans la vallée de la rivière Daniels près de Powell River (C.-B.).

Merci à Martina, Travis, Taylor, Drew, Reuben, Bruce, Ben et Frank d’avoir partagé leurs conseils !

Si vous vous sentez d’attaque pour entreprendre votre propre expédition épique, consultez la page du programme de soutien aux expéditions. Vous voulez d’abord parfaire vos connaissances en lien avec le plein air ? Inscrivez-vous à un atelier MEC pour en apprendre davantage au sujet de l’orientation à l’aide d’un GPS ou d’une boussole, de la préparation de repas dans l’arrière-pays, des nœuds, de la réparation de matériel et plus encore.

 

Photo principale de Bruce Kirkby

Missy Shana
Missy Shana

Spécialiste des médias sociaux (et des citations de Seinfeld), elle est toujours prête à sauter dans un avion pour goûter des plats délicieux. Elle a sans doute déjà espionné votre compte Instagram.